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Peintres méconnus du XIXème siècle : une autre histoire de l'art
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Souvenirs de voyage d’un Auguste inconnu

Dans le cadre de l’exposition « Objets dans la peinture, souvenir du Maroc », le musée national Eugène Delacroix expose deux pastels de Jules-Robert Auguste (1789-1850) représentant l’un, un Soldat grec, debout, de dos, tenant un fusil et l’autre, Deux odalisques. Ces dessins de petit format aujourd’hui conservés au musée du Louvre viennent illustrer l’influence de celui qu’on appela « Monsieur Auguste » sur toute une génération d’artistes romantiques, parmi lesquels figure Eugène Delacroix (1798-1863). S’il est aujourd’hui admis qu’Auguste a joué un rôle essentiel dans le développement de la peinture orientaliste, on sait malheureusement trop peu de choses sur cet artiste. Le dernier article important à son sujet date en effet de 1910 (Charles Saunier, « Un artiste romantique oublié » dans la Gazette des Beaux-Arts, juin, juillet et septembre 1910).

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Gaston La Touche (1854-1913), le peintre de la vie heureuse

La rentrée au port, Huile sur toile, 1897 (détail)
201,5 x 201 cm
Mairie de Saint-Cloud
© Ville de Saint-Cloud / A. Bonnet

 

Gaston La Touche (1854-1913), les fantaisies d’un peintre de la Belle Epoque
Exposition au musée des Avelines, Saint-Cloud, du 16 octobre 2014 au 1er mars 2015

Il faut gravir la colline de Saint-Cloud qui domine la Seine pour découvrir le charmant musée des Avelines hébergé dans un bâtiment des années 1930 dans le style néo-grec. Si le musée municipal présente de façon permanente des collections relatives à l’histoire de la commune, il développe également une politique active d’expositions temporaires autour de ses collections permanentes. Après avoir présenté une retrospective de l’oeuvre du peintre Edouard Dantan (1848-1897) l’an passé, le musée des Avelines nous fait à nouveau découvrir l’oeuvre d’un artiste du XIXème siècle originaire de Saint-Cloud, Gaston La Touche (1854-1913). La Ville peut s’enorgueillir de posséder une jolie collection d’oeuvres de ce peintre, en particulier dans la salle des mariages de l’Hôtel de Ville et l’église, qu’elle a complété par l’acquisition du beau pastel Les Amoureux en 2012. Le peintre ayant obtenu un certain succès au tournant du XXème siècle, ses oeuvres sont aujourd’hui dispersées aux quatre coins du monde. C’est donc un bel exploit que réalise ici ce petit musée en présentant 90 oeuvres de La Touche issues de collections publiques et privées internationales. Malgré des espaces restreints qui n’offrent pas toujours le recul nécessaire aux grands formats, c’est un bel hommage qui est rendu à ce peintre de la Belle Epoque par sa ville natale. Lire la suite »

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Le Train bleu, un délice (aussi) pour les yeux

En septembre dernier, le Train Bleu, restaurant mythique de la Gare de Lyon à Paris, a rouvert ses portes après plusieurs mois de travaux de rénovation1. J’ai eu la chance de faire la visite de ce lieu classé au titre des monuments historiques à l’occasion des Journées européennes du patrimoine et suis restée éblouie par l’abondance du décor et des peintures qu’il recèle. Inauguré le 7 avril 1901 par le président Emile Loubet sous son nom d’origine « Le Buffet de la gare de Lyon », le restaurant offre aux regards curieux un véritable panorama de la peinture académique des années 1900. Lire la suite »

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Marie Petiet (1854-1893) : être une femme peintre au 19e siècle

Catalogue de l’exposition Marie Petiet – Être femme peintre au XIXe siècle
du 1er avril au 20 juin 2014 au musée Petiet de Limoux et du 4 juillet au 27 septembre 2014 au musée de Carcassonne
Silvana Editoriale, 2014

Cet été, les musées de Limoux et de Carcassonne se sont associés pour présenter une exposition rétrospective dédiée à Marie Petiet (1854-1893), artiste audoise qui fut une des élèves de l’Alsacien Jean-Jacques Henner (1829-1905). J’avais découvert le musée Petiet – un des quatre que compte la petite commune de Limoux – à l’occasion d’un séjour dans cette magnifique région. Le bâtiment rassemble une jolie collection de peintures de la seconde moitié du XIXème siècle, dont des dépôts du Musée d’Orsay. Une salle du musée est dédiée de façon permanente à Marie Petiet, dont le père amateur d’art a donné son nom au lieu. La collection fut par la suite complétée par son mari Étienne Dujardin-Beaumetz (1852-1913), peintre, homme politique audois et sous-secrétaire d’État aux beaux-arts. Lire la suite »