Lieux

Résidences et ateliers d’artistes à Paris au XIXème siècle

12/12/2015

Qui n’a jamais rêvé de se plonger dans le Paris des artistes du XIXème siècle ? Celui des académies d’art, des cafés et des ateliers des artistes bohèmes, mais aussi celui des maisons cossues construites par les peintres bourgeois. Le Paris des romans de Zola ou des frères Goncourt. A la lecture du livre de Frédéric Gaussen Guide des peintres à Paris (Editions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2010), je me suis amusée à réaliser une carte où j’ai localisé les lieux de vie et de travail des petits maîtres, sur lesquels j’écris ici depuis plus d’un an.

Parfois, rien n’est plus parlant qu’une carte. Celle-ci confirme l’idée qu’on se fait globalement sur la localisation des résidences d’artistes au XIXème siècle :

  • La Nouvelle Athènes, derrière la chaussée d’Antin, nouveau quartier loti au début du XIXème siècle.
  • Montmartre : les jeunes peintres investissent ce quartier à la fin du XIXème siècle, d’abord aux Batignolles puis sur les hauteurs de la butte Montmartre.
  • Les quartiers bourgeois de la rive droite sont choisis par les artistes de renom qui s’y font construire de somptueux hôtels particuliers sous le second Empire et au début de la IIIème République.
  • Saint-Germain-des-prés, sur la rive gauche reste un quartier apprécié par les artistes, non loin de l’Ecole des Beaux-Arts et des académies privées.

Alors, qu’attendez-vous pour chausser votre meilleure paire de chaussures de marche pour aller voir par vous-même ce qu’est devenu le Paris des artistes du XIXème siècle ?

Cette carte est vouée à s’enrichir au gré de mes découvertes. N’hésitez pas à me faire part des erreurs qui pourraient s’y trouver, mais aussi de nouveaux éléments d’information. Un grand merci par avance !

M.D.

2 Commentaires

  • Le Marcis Frédéric
    11/06/2016 at 11:50

    Bonjour,

    Je vous invite à aller voir le 17, rue de Chanaleilles dans le 7e
    Vous y verrez l’atelier d’Eugène Ernest Edmond Le Marcis (1828-1900). Peintre havrais, il fréquente Boudin et la ferme de Saint Siméon mais ne sera exposé qu’après sa mort. Il traduit en peinture l’Enfer de Dante
    http://data.bnf.fr/16098390/eugene_ernest_edmond_le_marcis/
    Les toiles ont été vendues à Drouot en 1971 et sont introuvables aujourd’hui.

  • Le Marcis Frédéric
    12/29/2017 at 1:03

    Voici un lien vers le bâtiment en question…
    http://patryst.com/fr-FR/curiosities/1126-19-rue-barbet-de-jouy#

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