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Catégorie: Livres

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Marie Petiet (1854-1893) : être une femme peintre au 19e siècle

Catalogue de l’exposition Marie Petiet – Être femme peintre au XIXe siècle
du 1er avril au 20 juin 2014 au musée Petiet de Limoux et du 4 juillet au 27 septembre 2014 au musée de Carcassonne
Silvana Editoriale, 2014

Cet été, les musées de Limoux et de Carcassonne se sont associés pour présenter une exposition rétrospective dédiée à Marie Petiet (1854-1893), artiste audoise qui fut une des élèves de l’Alsacien Jean-Jacques Henner (1829-1905). J’avais découvert le musée Petiet – un des quatre que compte la petite commune de Limoux – à l’occasion d’un séjour dans cette magnifique région. Le bâtiment rassemble une jolie collection de peintures de la seconde moitié du XIXème siècle, dont des dépôts du Musée d’Orsay. Une salle du musée est dédiée de façon permanente à Marie Petiet, dont le père amateur d’art a donné son nom au lieu. La collection fut par la suite complétée par son mari Étienne Dujardin-Beaumetz (1852-1913), peintre, homme politique audois et sous-secrétaire d’État aux beaux-arts. Lire la suite »

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William Bouguereau (1825-1905), le peintre mal-aimé

Didier Jung, William Bouguereau, Le peintre roi de la Belle Epoque
Editions Le Croît Vif, 2014

William Bouguereau (1805 -1905) n’est a priori pas un sujet de livre qui fait vendre. Le peintre rochelais est en effet un quasi-inconnu pour le public français, malgré un début de réhabilitation – notamment avec la création en 2010 d’une salle consacrée à Bouguereau au Musée d’Orsay. Ce n’est pas non plus un personnage romanesque à la vie sulfureuse, un héros torturé comme on peut en rencontrer dans l’histoire de l’art. Non, William Bouguereau est fidèle à lui-même, un peintre académique et bourgeois qui a mené une carrière artistique remplie d’honneurs officiels. Tout au plus peut on s’interroger sur certaines rumeurs de débauche et de pédophilie qui ont couru sur lui, en référence à ses tableaux remplis de bambins et de femmes dénudées. Lire la suite »

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La peinture en partage

Denise Delouche, Elodie La Villette & Caroline Espinet, soeurs et peintres
Catalogue de l’exposition présentée au Musée de Morlaix du 14 juin au 31 octobre 2014

S’intéressant aux artistes de la région, le musée de Morlaix a consacré cet été une exposition à deux femmes peintres du XIXème siècle, Elodie La Villette (1842-1917) et Caroline Espinet (1844-1912). Comme leur nom de femmes mariées ne le laisse pas supposer, il s’agit de deux soeurs, deux artistes attachées à la région mais ayant connu des destins différents. Tandis que la première a fait carrière obtenant un certain succès de son vivant, la cadette est restée plus discrète. Cette exposition est l’occasion de redécouvrir ces deux peintres, même si une rétrospective avait déjà été présentée à Lorient en 1994. Le catalogue largement illustré, réalisé sous la direction scientifique de l’historienne de l’art spécialiste de la Bretagne Denise Delouche, permet d’avoir un assez bon aperçu des oeuvres présentées. Il s’organise en quatre grandes parties : les carrières, les lieux et les thèmes, les styles, les deux soeurs et les autres.

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De grandes espérances… 

Guillaume ROBIN, Les Peintres Oubliés, du Quattrocento à l’ère moderne,
Les Editions Ovadia, Coll. Visions d’art dirigée par André Giordan et Alain Bianchéri, 2014

Le titre de cet ouvrage, dont le propos semble parfaitement en accord avec le sujet de notre revue, ne pouvait qu’attirer notre attention. L’auteur, présenté comme historien de l’art spécialiste des avant-gardes artistiques, s’interroge sur la questions de l’évolution du goût. Les jugements en histoire de l’art ont, au fil des époques, mis en avant certains artistes et en ont laissé d’autres, d’égales qualités, dans l’ombre. Quelles en sont les raisons ? Quelles sont les conditions pour passer de la médiocrité au génie ? Faisant largement référence aux écrits de l’historien de l’art britannique Francis Haskell (notamment auteur de La norme et le caprice), le texte introductif rappelle le rôle des hommes de lettres, notamment des critiques d’art, dans l’histoire de l’art telle que nous la connaissons. Notre sensibilité nous guide néanmoins parfois vers des artistes méconnus dont l’influence ne fut pas négligeable. Ainsi, Guillaume Robin a réuni huit monographies de peintres aujourd’hui oubliés, du Quattrocento jusqu’au XXème siècle, afin d’illustrer l’évolution du goût et d’’éveiller notre curiosité sur des artistes qui donnent rarement lieu à des publications.

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