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Tag Archives: Italie

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Giovanni Boldini (1842-1931), le spectacle de la modernité

Ce printemps, l’Emilie-Romagne a rendu un vibrant hommage au peintre natif de la région, Giovanni Boldini (1842-1931). C’est dans un lieu à l’écart des circuits touristiques traditionnels, le musée San Domenico hébergé dans un cloître du XIIIème siècle, que s’est déroulée une grande rétrospective sur cet artiste de la Belle Epoque, réunissant pas moins de 350 peintures et dessins. Au Castello Estense de Ferrare, ville natale de Boldini qui accueille un musée à son nom – actuellement en travaux – on peut encore admirer plusieurs de ses œuvres, à côté de celles de l’artiste italien représentant de la peinture métaphysique Filippo de Pisis (1896-1956).

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Voyage, Voyages

J’aime voyager, et ce n’est certainement pas tout à fait par hasard si je travaille actuellement dans le tourisme. C’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis plongée dans les récits de voyage de Léon Riesener – sous la forme de lettres écrites à sa femme, Laure. Sur l’exemple de son illustre cousin parti en Angleterre et au Maroc, Riesener a longtemps projeté de partir à l’étranger. Sa famille, ses problèmes financiers, ses occupations quotidiennes (notamment l’entretien de son jardin Cour la Reine !) lui font reporter ce projet. En 1870, il écrivait à un marchand : «Il y a tant d’autres choses que je désire voir et que je n’ai pas vues. La Hollande, l’Italie, (…), on s’habitue à se priver de toutes ces sortes de désirs.» Deux ans plus tard, à 64 ans, il fait le grand pas et part pour la Hollande.

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Voir l’Italie et…se souvenir

Le Musée d’Orsay avait déjà consacré cet été une très belle exposition au rapport des peintres et photographes avec l’Italie et à la restitution de son image souvent idéalisée. En cette rentrée dont la température nous rappelle la douceur du climat transalpin, le Musée de la Vie Romantique porte un autre regard sur le «Grand Tour d’Italie». L’exposition «Souvenirs d’Italie (1600-1850)» présente une sélection d’oeuvres issues des collections du Petit Palais. Si l’accrochage manque de cohérence, on y découvre tout de même quelques bijoux, dont des aquarelles de Granet sublimes de finesse et le décor des huit peintures monumentales de Hubert Robert pour l’Hôtel de Beaumarchais recomposé pour la première fois depuis 1818.

Si Delacroix ne fait pas partie des peintres romantiques évoqués dans cette exposition, c’est qu’il n’a jamais fait le voyage jusqu’en Italie, préférant l’Angleterre et le Maroc. Il a pourtant longtemps rêvé des pins d’Italie qui ne pouvaient néanmoins pour lui remplacer les lieux de sa jeunesse. Léon Riesener aurait pu suivre le même chemin et préférer la chaleur de son foyer à des vagabondages italiens. Au crépuscule de sa vie, il a pourtant décidé de réaliser son rêve de jeune homme : en 1875, à 68 ans, il découvre Turin, Naples et Rome. La fatigue l’oblige à écourter son voyage, mais il aura eu le temps de s’émerveiller sur la nature italienne :

« C’est le jardinage naturel, abondant et riche, des cyprès noirs qui s’élèvent en pyramides, lauriers de toutes les espèces mêlés à des arbustes fleuris se détachant sur des profondeurs noires ou ensoleillées.»

Aucune peinture de cette période n’est parvenue jusqu’à nous. Ebloui par les merveilles entrevues, en a-t-il oublié de les transcrire sur le papier, voire dans des photographies ? Encore un champ à explorer…

M.D.

Article initialement publié sur www.leon-riesener.fr