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Tag Archives: essai

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Les goûts et les couleurs…

Stéphane Guégan, Cent tableaux à éclipse. La peinture, son public et les caprices du goût
Collection Beaux-Arts, Hazan, 2014

 

Après s’être intéressé aux tableaux qui font débat (Hazan, 2013), l’historien de l’art spécialiste du XIXème siècle Stéphane Guégan continue son exploration de la peinture à travers les époques autour de 100 tableaux choisis. Cette fois, c’est l’histoire du goût qui constitue l’argument central de l’ouvrage. Dans la lignée du grand historien de l’art Francis Haskell, et dans le même esprit que Guillaume Robin, il s’agit de s’interroger ici sur les raisons des reclassements et redécouvertes d’oeuvres et d’artistes : quels sont les critères d’évaluation de notre époque ? Pourquoi, à un moment donné, une oeuvre remisée refait surface et remet l’artiste qui en est à l’origine sur le devant de la scène ? S’il s’agit de « caprices » – car le goût est subjectif, ces exhumations ont leur logique comme tente de le prouver l’auteur de l’ouvrage.

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De grandes espérances… 

Guillaume ROBIN, Les Peintres Oubliés, du Quattrocento à l’ère moderne,
Les Editions Ovadia, Coll. Visions d’art dirigée par André Giordan et Alain Bianchéri, 2014

Le titre de cet ouvrage, dont le propos semble parfaitement en accord avec le sujet de notre revue, ne pouvait qu’attirer notre attention. L’auteur, présenté comme historien de l’art spécialiste des avant-gardes artistiques, s’interroge sur la questions de l’évolution du goût. Les jugements en histoire de l’art ont, au fil des époques, mis en avant certains artistes et en ont laissé d’autres, d’égales qualités, dans l’ombre. Quelles en sont les raisons ? Quelles sont les conditions pour passer de la médiocrité au génie ? Faisant largement référence aux écrits de l’historien de l’art britannique Francis Haskell (notamment auteur de La norme et le caprice), le texte introductif rappelle le rôle des hommes de lettres, notamment des critiques d’art, dans l’histoire de l’art telle que nous la connaissons. Notre sensibilité nous guide néanmoins parfois vers des artistes méconnus dont l’influence ne fut pas négligeable. Ainsi, Guillaume Robin a réuni huit monographies de peintres aujourd’hui oubliés, du Quattrocento jusqu’au XXème siècle, afin d’illustrer l’évolution du goût et d’’éveiller notre curiosité sur des artistes qui donnent rarement lieu à des publications.

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Femmes dévoilées 

Jane Fortune, Invisible Women, Forgotten Artists of Florence,
The Florentine Press, 3e édition, Mars 2014 (livre bilingue anglais-italien)

A l’occasion d’un séjour en Italie, j’ai pris connaissance de l’action du Florence Committee of National Museum of Women in the Arts (NMWA), association à but non lucratif qui oeuvre à la reconnaissance des femmes artistes par la recherche, la conservation et la restauration de leurs oeuvres dans les musées de Florence. Emanation italienne d’une fondation américaine liée à l’Advancing Women Artists Foundation , cette structure est le fruit de la volonté d’une amatrice d’art italien, Jane Fortune. C’est en redécouvrant l’oeuvre de la première artiste florentine Suor Plautilla Nelli (XVIème siècle) que cette Américaine passionnée s’est donnée comme mission d’aider les femmes artistes invisibles de Florence à devenir plus visibles, en sortant leurs oeuvres des réserves et en les restaurant si besoin. Plus qu’une mission, c’est une véritable quête que le comité florentin poursuit afin de mettre en lumière une partie négligée, mais non négligeable, de la richesse culturelle de Florence.

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