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Catégorie: Articles

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Les maisons d’artistes, des écrins méconnus

Hier, j’ai rendu visite à un artiste, j’ai découvert son environnement familial et les étapes de son travail à travers ses tableaux inachevés. Eh oui, Gustave Moreau a beau être décédé en 1898, sa maison du 14 rue de la Rochefoucault n’a pas bougé depuis cette époque.

On retrouve au Musée national Gustave Moreau l’atmosphère du XIXème siècle : les pièces étriquées chargées de bibelots et de souvenirs, les tableaux de famille, et l’atelier lumineux. L’artiste a créé ce lieu avec l’objectif d’en faire un musée pour donner «l’idée de ce (qu’il) était comme artiste et du milieu dans lequel (il se) plaisait à rêver» (un peu mégalo quand même !). Certes, la visite de la maison nous laisse un peu sur notre fin (les panneaux et cartels explicatifs sont quasi-inexistants) : finalement qui était Gustave Moreau ? Quelles furent ses influences ? Son rôle dans le mouvement symboliste ? Cette visite en appelle une autre, celle du Musée d’Orsay (c’est certainement pour ça d’ailleurs, qu’en sortant, on nous propose un tarif réduit pour une visite du Musée d’Orsay, pas bête :). Mais le lieu est bien à l’image de l’artiste : éclectique et mystérieux. Lire la suite »

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Voyage, Voyages

J’aime voyager, et ce n’est certainement pas tout à fait par hasard si je travaille actuellement dans le tourisme. C’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis plongée dans les récits de voyage de Léon Riesener – sous la forme de lettres écrites à sa femme, Laure. Sur l’exemple de son illustre cousin parti en Angleterre et au Maroc, Riesener a longtemps projeté de partir à l’étranger. Sa famille, ses problèmes financiers, ses occupations quotidiennes (notamment l’entretien de son jardin Cour la Reine !) lui font reporter ce projet. En 1870, il écrivait à un marchand : «Il y a tant d’autres choses que je désire voir et que je n’ai pas vues. La Hollande, l’Italie, (…), on s’habitue à se priver de toutes ces sortes de désirs.» Deux ans plus tard, à 64 ans, il fait le grand pas et part pour la Hollande.

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« Je sais un regard qui m’a toujours ébloui »

Saint-Valentin oblige, cet article est consacré au grand amour de Léon Riesener, sa femme, Laure. Laure Peytouraud n’a que 17 ans lorsqu’elle épouse le peintre en 1839 (il en a 31). Issue de la bourgeoisie parisienne, apparemment fille de commissaire-priseur (cela reste encore à vérifier aux Archives), elle est comme Léon originaire du quartier du Louvre. Riesener semble fasciné par cette jeune femme aux cheveux de jais et au regard profond. Au milieu de considérations d’artiste sur la beauté des Néerlandaises aux yeux bleus, je suis récemment tombée sur une phrase de Léon Riesener que j’ai trouvée très touchante : «Je sais un regard qui m’a toujours ébloui et qui ne le cède en beauté à aucun autre.»

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Né un 21 janvier

Le 21 janvier est une date qu’on apprend à l’école. Elle évoque certainement pour les passionnés d’histoire – et ceux qui ont de bons restes – le jour où Louis XVI fut guillotiné place de la Révolution. C’est aussi ce jour que choisit Léon Riesener pour naître en 1808. Et cette naissance fit beaucoup de bruit à l’époque (bien entendu, moins que la décapitation du roi de France 15 ans plus tôt).

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