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Catégorie: Articles

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Constance Charpentier (1767–1849) – par Gildas Dacre-Wright

Constance Charpentier, Julie Constance Charpentier, Huile sur toile, 81,3 x 65,5 cm (détail), Coll. part  © cl. auteur

 

Constance Marie Blondelu, qui deviendra par mariage Constance Marie Charpentier, est née à Paris le 4 avril 1767 et y est décédée, à 82 ans, le 2 août 1849. Sa passion fut la peinture mais la vie ne lui épargna ni les émotions sous la Révolution, ni les peines dans sa vie familiale.

Peintre avant tout, elle exposa au Salon une soixantaine de tableaux de 1795 à 1819. Un « prix d’encouragement » lui fut attribué en 1799 pour « La veuve d’une journée » et «La veuve d’une année », scènes de genre très « parlantes » pour le public de l’époque malheureusement trop habitué à la disparition de jeunes hommes au combat et au désespoir en résultant pour leurs jeunes épouses suivi, une année ayant passée, de leur joyeuse consolation [1]. Son tableau « La Mélancolie », exposé au Salon de 1801, fut acheté par l’Etat pour 1580 francs. Cette jeune femme rêveuse sur fond de saule pleureur exprimait bien le romantisme naissant en ce début du XIX° siècle ; il se trouve aujourd’hui au musée d’Amiens [2]. Constance Charpentier reçut une médaille d’or à l’issue du Salon de 1814 où il fut reconnu qu’elle s’était particulièrement distinguée [3].

Mais ces manifestations publiques de l’estime en laquelle la tenaient ses contemporains ne peuvent masquer les difficultés qui firent de sa vie de femme tout sauf un fleuve tranquille.

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Jane Henriot (1878-1900), une étoile filante

Lors des Journées européennes du patrimoine, j’ai eu la chance de faire une visite commentée d’un lieu sacré pour tous les amoureux de théâtre, la Comédie française. On le sait moins, l’institution possède des centaines d’oeuvres, essentiellement des peintures et sculptures, représentant les comédiens et dramaturges qui l’ont fréquentée. C’est donc à une extraordinaire galerie de portraits qu’on est confronté lorsque l’on découvre les coulisses de la salle de spectacle. Ce fut pour moi l’occasion de retrouver une peinture qui m’avait beaucoup émue, en particulier pour l’histoire de la comédienne qu’elle représente. Il s’agit du portrait de Mlle Jane Henriot peint par Carolus-Duran (1837-1917) en 1900.

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Riesener photographe…le saviez-vous ?

Jusqu’à maintenant, j’ai surtout parlé sur ce blog de Léon Riesener en tant que peintre. Mais c’est un artiste qui s’est intéressé à toutes les nouvelles techniques de son siècle, y compris la photographie. En 1839, le Français Daguerre met au point le premier procédé permettant de fixer des images sur plaque de cuivre, invention nommée «daguerréotype»1. Riesener s’y intéresse très tôt puisque dès 1842, il réalise des portraits de son cousin Eugène Delacroix à Frépillon (Musée d’Orsay, Petit Palais, Musée d’art et d’histoire de Lisieux) avec cette technique. Il photographie également des modèles d’atelier, de la même manière que Durieu, pour Delacroix et certainement pour lui-même. L’exposition qui s’est tenue récemment à la Maison européenne de la photographie à Paris, L’objet photographique, présentait deux travaux de Riesener : un daguerréotype et un ambrotype2 puisque notre artiste s’essaya à plusieurs techniques photographiques tout au long de sa vie.

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Le mystère dévoilé (ou presque) des pastels de Riesener

A la fin de l’année dernière, on m’a demandé d’écrire un article pour le catalogue de l’exposition Léon Riesener qui se tient actuellement à Lisieux. Honorée par la proposition, le choix d’un sujet n’a pas été facile : comment en effet décider de traiter uniquement une tranche de vie ou un des genres traités par un peintre que l’on croit connaître sur le bout des doigts ? Comment trouver le sujet qui fera mieux apprécier son oeuvre et participera à sa «réhabilitation» dans l’histoire de l’art ?

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