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Catégorie: Artistes

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Philip Alexius de László (1869-1937), le portraitiste des rois

Bien que son nom nous soit aujourd’hui quasiment inconnu, nous avons tous certainement croisé, dans des palais ou des livres d’histoire, les portraits de Philip Alexius de Laszlo (1869-1937). Issu d’un milieu modeste, ce Hongrois s’est imposé comme le portraitiste des monarques et de l’aristocratie européenne à la fin du XIXème siècle. Travailleur acharné, il a peint près de 3000 portraits au cours de sa longue carrière, faisant de lui le témoin d’une époque et d’un style de vie en déclin.

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Manet et ses petits maîtres

Dans la très romancée biographie d’Edouard Manet (1832-1883) récemment parue aux éditions Télémaque (Manet, le secret), Sophie Chauveau montre à quel point le peintre fut précurseur et influença toute la peinture moderne. Au cours de cette lecture somme toute assez agréable – si l’on ne recherche pas d’exactitudes historiques – on est replongé dans l’univers qui fut celui de Manet, du boulevard des Batignolles et de tout le nouveau quartier de la gare Saint-Lazare. On y découvre également de nombreux personnages, peintres et amis de Manet. Ils se sont peints entre eux, nous laissant un témoignage de l’ambiance amicale qui régnait dans les ateliers des jeunes artistes et dans les cafés dans la seconde moitié du XIXème siècle. Voici quelques-uns de ces petits maîtres qui ont croisé le chemin du maître. Lire la suite »

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Constance Charpentier (1767–1849) – par Gildas Dacre-Wright

Constance Charpentier, Julie Constance Charpentier, Huile sur toile, 81,3 x 65,5 cm (détail), Coll. part  © cl. auteur

 

Constance Marie Blondelu, qui deviendra par mariage Constance Marie Charpentier, est née à Paris le 4 avril 1767 et y est décédée, à 82 ans, le 2 août 1849. Sa passion fut la peinture mais la vie ne lui épargna ni les émotions sous la Révolution, ni les peines dans sa vie familiale.

Peintre avant tout, elle exposa au Salon une soixantaine de tableaux de 1795 à 1819. Un « prix d’encouragement » lui fut attribué en 1799 pour « La veuve d’une journée » et «La veuve d’une année », scènes de genre très « parlantes » pour le public de l’époque malheureusement trop habitué à la disparition de jeunes hommes au combat et au désespoir en résultant pour leurs jeunes épouses suivi, une année ayant passée, de leur joyeuse consolation [1]. Son tableau « La Mélancolie », exposé au Salon de 1801, fut acheté par l’Etat pour 1580 francs. Cette jeune femme rêveuse sur fond de saule pleureur exprimait bien le romantisme naissant en ce début du XIX° siècle ; il se trouve aujourd’hui au musée d’Amiens [2]. Constance Charpentier reçut une médaille d’or à l’issue du Salon de 1814 où il fut reconnu qu’elle s’était particulièrement distinguée [3].

Mais ces manifestations publiques de l’estime en laquelle la tenaient ses contemporains ne peuvent masquer les difficultés qui firent de sa vie de femme tout sauf un fleuve tranquille.

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Riesener photographe…le saviez-vous ?

Jusqu’à maintenant, j’ai surtout parlé sur ce blog de Léon Riesener en tant que peintre. Mais c’est un artiste qui s’est intéressé à toutes les nouvelles techniques de son siècle, y compris la photographie. En 1839, le Français Daguerre met au point le premier procédé permettant de fixer des images sur plaque de cuivre, invention nommée «daguerréotype»1. Riesener s’y intéresse très tôt puisque dès 1842, il réalise des portraits de son cousin Eugène Delacroix à Frépillon (Musée d’Orsay, Petit Palais, Musée d’art et d’histoire de Lisieux) avec cette technique. Il photographie également des modèles d’atelier, de la même manière que Durieu, pour Delacroix et certainement pour lui-même. L’exposition qui s’est tenue récemment à la Maison européenne de la photographie à Paris, L’objet photographique, présentait deux travaux de Riesener : un daguerréotype et un ambrotype2 puisque notre artiste s’essaya à plusieurs techniques photographiques tout au long de sa vie.

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