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Auteur: LPM-Marion

Léon Riesener, qui es-tu ? Les origines (suite)

J’ai déjà évoqué dans un précédent article la branche paternelle de l’arbre généalogique de Léon Riesener. Son grand-père d’origine allemande, qui lui a laissé son nom, a incontestablement eu une influence sur sa carrière. Léon Riesener était fier de ses origines et se voyait comme l’héritier d’une dynastie d’artistes (il a d’ailleurs souhaité être exposé à côté des peintures de son père et des meubles de son grand-père). Né en 1808, Léon n’a pourtant jamais connu son grand-père Jean-Henri Riesener décédé en 1806 ; encore moins sa grand-mère Marguerite Vandercruse morte en 1775 (veuve de Oeben et grand-mère de Delacroix). En revanche, il a très bien connu ses grand-parents maternels; sans être célèbres, ces derniers ont eu eux aussi une vie intéressante et mouvementée, liée aux évènements de l’Histoire. Lire la suite »

Voir l’Italie et…se souvenir

Le Musée d’Orsay avait déjà consacré cet été une très belle exposition au rapport des peintres et photographes avec l’Italie et à la restitution de son image souvent idéalisée. En cette rentrée dont la température nous rappelle la douceur du climat transalpin, le Musée de la Vie Romantique porte un autre regard sur le «Grand Tour d’Italie». L’exposition «Souvenirs d’Italie (1600-1850)» présente une sélection d’oeuvres issues des collections du Petit Palais. Si l’accrochage manque de cohérence, on y découvre tout de même quelques bijoux, dont des aquarelles de Granet sublimes de finesse et le décor des huit peintures monumentales de Hubert Robert pour l’Hôtel de Beaumarchais recomposé pour la première fois depuis 1818.

Si Delacroix ne fait pas partie des peintres romantiques évoqués dans cette exposition, c’est qu’il n’a jamais fait le voyage jusqu’en Italie, préférant l’Angleterre et le Maroc. Il a pourtant longtemps rêvé des pins d’Italie qui ne pouvaient néanmoins pour lui remplacer les lieux de sa jeunesse. Léon Riesener aurait pu suivre le même chemin et préférer la chaleur de son foyer à des vagabondages italiens. Au crépuscule de sa vie, il a pourtant décidé de réaliser son rêve de jeune homme : en 1875, à 68 ans, il découvre Turin, Naples et Rome. La fatigue l’oblige à écourter son voyage, mais il aura eu le temps de s’émerveiller sur la nature italienne :

« C’est le jardinage naturel, abondant et riche, des cyprès noirs qui s’élèvent en pyramides, lauriers de toutes les espèces mêlés à des arbustes fleuris se détachant sur des profondeurs noires ou ensoleillées.»

Aucune peinture de cette période n’est parvenue jusqu’à nous. Ebloui par les merveilles entrevues, en a-t-il oublié de les transcrire sur le papier, voire dans des photographies ? Encore un champ à explorer…

M.D.

Article initialement publié sur www.leon-riesener.fr

Riesener bientôt exposé en Normandie

J’ai appris il y a quelques jours qu’une exposition consacrée à Léon Riesener était en préparation au Musée d’Art et d’histoire de Lisieux. La Ville de Lisieux possède en effet la plus importante collection publique d’oeuvres de Léon Riesener, suite à une donation de son petit-fils Julien Pillaut qui vivait au château de St Germain de Livet, au coeur du Pays d’Auge.

logo-niCette exposition est organisée dans le cadre du festival Normandie Impressionniste 2010, qui réunit les deux régions de Normandie autour de l’Impressionnisme. Entre juin et septembre 2010, les évènements culturels – autour de la peinture bien sûr, mais également de tous les autres arts – seront nombreux. L’évènement-phare du festival sera l’exposition du musée des Beaux-Arts de Rouen réunissant des tableaux des grands maîtres de la peinture impressionniste (Monet, Pissaro, Gauguin) venus des quatre coins du monde. La suite du programme : Boudin et Jongkind à Honfleur, Millet à Cherbourg, Renoir et Pissaro à Dieppe, Degas et Signac au Havre, Corot à St Lô… De quoi mettre l’eau à la bouche!

Quand on regarde la liste des peintres qui seront mis à l’honneur, on s’aperçoit qu’il s’agit plus de pré-impressionnistes (Boudin, Jongkind, Millet, Corot…) que d’artistes ayant appartenu au mouvement en tant que tel. Riesener peut être classé dans cette même catégorie d’artistes «impressionnistes avant l’heure», en raison de son travail unique de la couleur, de son intérêt pour les paysages, de son opposition au conformisme du Salon… Comme Corot, il fut très proche de Berthe Morisot et admiré de Degas ou Renoir. J’espère que cette exposition mettra la lumière sur ce trait particulier de sa personnalité. En tout cas, j’y veillerai 🙂

N’oubliez pas de noter dans vos agendas de prévoir une petite escapade en Normandie l’été prochain. Et pourquoi pas de passer par Lisieux (où il n’y a pas que Ste Thérèse !)

M.D.

Article initialement publié sur www.leon-riesener.fr

Léon Riesener, qui es-tu ?

Avant d’aller plus loin, la moindre des choses est de faire les présentations. Si Delacroix fait partie des artistes les plus connus de l’Ecole française, qui sait aujourd’hui qui est Léon Riesener ? Ma famille et mes amis, à qui je rebats les oreilles de Riesener depuis plusieurs années (c’est bien, comme ça les quelques autres lecteurs de ce blog, viendront compléter ce petit groupe !) et quelques spécialistes de Delacroix et de l’époque romantique, probablement.

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